Dan est occupé à la rénovation du motel qu'il vient d'acheter, quelque part au nord de Montréal. Un jour, il voit débarquer deux êtres étonnants : une femme marquée par la vie et manifestement sous l'emprise de l'alcool, avec son fils, à peine un adolescent. Entre Dan et le garçon se crée une profonde complicité au fil de conversations sur les monstres marins.
Gabrielle travaille dans une école. Elle s'attache à des jumeaux et se prend d'affection pour leur mère. Les deux femmes amorcent alors un dialogue dans lequel se mêlent leurs souvenirs et leurs rêves.
Oublie-t-on jamais la maison qui a abrité notre enfance ? Ses odeurs, sa lumière, le vieil érable qui se dresse devant la porte, le bout de rue qu'on aperçoit de la fenêtre ? La maison de notre enfance est un lieu magique, où rêves et cauchemars sont autant de pièces secrètes qu'on ne se lasse pas de revisiter. Chaque marche de l'escalier, chaque latte du plancher nous semble familière, aussi familière que le grain de notre peau, que la paume de notre main.
Quatre ans après la mort de son père, la narratrice, qui vit seule avec ses deux enfants, tombe sur une vieille photo de lui entouré de cinq personnes qu’elle ne connaît pas.
Océane est laide. Roch, défoncé. Contre toute attente, les trajectoires des deux adolescents s’entrecroisent, leur permettant de se réfugier en dehors du temps, à l’abri du regard des autres. Enfin libérés du carcan de la norme, ils arpentent leurs rêves et leurs souvenirs, partagent leurs peurs pour mieux s’en affranchir. Dans leur bulle, Océane et Roch peuvent exister sans armure ni artifice.